Mémorial Jean Moulin
Salon-de-Provence

Cérémonies et manifestations 2024


Le 24 mai - Inauguration d'un monument à Aureille

Un parachutage historique

Jean Moulin, après sa première rencontre à Londres avec le général de Gaulle fin 1941, souhaite revenir en France au plus vite. Après plusieurs tentatives de parachutage repoussées en raison de mauvaises conditions météorologiques, une nouvelle tentative est programmée pour un parachutage dans une zone choisie par Jean Moulin lui-même, dans les Alpilles, à proximité du maset qu’il possède à Eygalières.

C’est ainsi que Jean Moulin, son officier d’opération Raymond Fassin et son radio Hervé Monjaret, sont parachutés sur les Alpilles dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942. Ce fut le départ de la Mission Rex à l’issue de laquelle Jean Moulin réussit la difficile mission de rassembler les mouvements de Résistance de la zone sud au sein des Mouvements Unis de Résistance, prélude à la création de l’Armée Secrète.

Après le décès d’Hervé Monjaret, le seul compagnon de parachutage de Jean Moulin ayant survécu à la guerre, la mémoire du lieu exact de parachutage s’était perdue. Récemment, des procès-verbaux de Gendarmerie retrouvés aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, par Jean-Marie Guillon et Benoit Senne, ont permis de resituer le lieu exact d’atterrissage sur la commune d’Aureille.

Pour conserver la mémoire de cet évènement historique d’importance, la commune d’Aureille a décidé, en collaboration avec les familles des trois résistants parachutés cette nuit-là et le comité régional du Mémorial Jean-Moulin de Salon-de-Provence, d’ériger un monument commémoratif.

Vous trouverez plus d’information à propos de ce parachutage et de la mission REX sur le site de la famille à la page Mission Rex.

Photos Véronique Lorenzelli et Marie d'Épizon

Avant la cérémonie

Un premier procès-verbal de gendarmerie datant de janvier 1942 retrouvé aux archives départementales des Bouches-du-Rhône par l’historien Jean-Marie Guillon a permi d’affirmer qu’ils avaient bien touché le sol français sur cette commune d’Aureille. Un second procès verbal a été retrouvé, quelques mois plus tard, aux mêmes archives, par l'historien amateur Benoit Senne.

 

La cérémonie

Une foule nombreuse a assisté à la cérémonie coorganisée par la mairie d’Aureille et les familles des trois résistants, en présence de la sous-préfète d’Arles, du général commandant l’école de l’Air de Salon-de-Provence et d’élèves pilotes de la base aérienne 701.

 

Le monument dévoilé

Ce monument original, réalisé en acier corten (patinable) d’après un dessin de l’artiste Claude Kintzler, marque surtout la révélation, quatre-vingt-deux ans après, de la commune où les trois clandestins avaient atterri, seuls, sans aucune équipe de réception au sol.